Julie Le Rouge

Présidente

 

“Je m’appelle Julie, j’ai 20 ans et je suis issue d’une famille agnostique, j’allais à la messe à Noël et à Pâques parce que c’était une habitude qu’on avait en famille au moment des fêtes. La seule personne qui me parlait de Jésus comme un ami toujours présent est décédée d’un cancer. Je n’ai plus voulu entendre parler de Dieu jusqu’à ce que plusieurs occasions se présentent à moi pour apprendre davantage à son propos. A l’âge de 15 ans, grâce à plusieurs rencontres, je me suis tournée vers Dieu et lui ai dit : « Écoute, soit tu te manifestes maintenant, soit j’arrête tout. » J’ai immédiatement ressenti une présence et une chaleur bienveillantes et Il m’a dit : « ne t’inquiète pas, je suis toujours avec toi ». Je me suis convertie et j’ai entraîné toute ma famille avec moi.

En 2016, lors des JMJ de Cracovie auxquelles je participais, le pape François nous a appelés à nous lever de nos canapés. Ces paroles ont raisonné comme une évidence pour moi, j’ai vraiment senti qu’il fallait faire « bouger » les choses. Ainsi, en Novembre 2016, alors que j’étais persuadée que seuls les catholiques détenaient la Vérité, j’ai été invitée chez des protestants évangéliques pour une session de guérison par le biais d’une enseignante que j’avais en première année de droit. J’y allais avec une certaine réserve sur les évangéliques, pensant que s’ils se convertissaient au catholicisme, ce serait plus simple pour tout le monde. En commençant la louange chez eux, j’ai vu l’Esprit Saint à l’œuvre, les charismes étaient là, ils parlaient et chantaient en langues, c’était très intense. Alors à ce moment-là, j’ai demandé pardon à Dieu pour mon orgueil, j’ai posé un acte devant Lui, qu’à partir de ce jour j’œuvrerais pour et dans l’unité des chrétiens en lui disant : « Demande-moi ce que tu veux, quand tu veux et je le ferai ». De manière instantanée, je me suis retrouvée avec une image en tête : celle d’un grand banquet dans un champ, il y avait Jésus au centre du banquet, des gens venaient de partout, toutes les générations étaient représentées, les enfants jouaient ensemble, les jeunes se racontaient des histoires, et les adultes et anciens écoutaient Jésus qui enseignait. Des groupes de musique animaient la louange, il y avait de la musique en fond, c’était très convivial, il n’y avait pas de barrières entre nous.

De ce fait, j’ai été confortée dans la prière et le discernement de cette image, et ai commencé à organiser un festival : Amen-Toi ! Notre première édition a eu lieu les 30 Juin et 1er Juillet 2018 et nous avons accueilli un millier de participants (voir ci-dessous). Nous l’avons réalisé en pleine campagne pour être fidèles à la vision du grand champ, c’est un bon moyen de redynamiser l’Église rurale. Il faut qu’il y ait des petits feux qui s’allument partout, que les paroisses revivent, qu’elles se remplissent, que nous devenions réellement des instruments de Dieu pour évangéliser, que nous soyons tous témoins de l’amour et de la puissance de Dieu. Non pas seulement entre jeunes mais TOUS ensemble, comme le pape François l’a dit aux JMJ de Panama : « Il vous convoque et vous appelle dans vos communautés et vos villes à aller à la recherche de vos grands-parents, de vos aînés ; à vous lever et à prendre la parole avec eux et à réaliser le rêve que le Seigneur a fait pour vous ». Notre équipe d’organisation est à l’image de notre festival : elle est composée de personnes de tous âges travaillant tous ensemble.

J’ai reçu plein de messages de remerciements, j’en reçois encore aujourd’hui alors que c’était il y a 9 mois. Beaucoup de gens ont compris l’importance de l’Unité des chrétiens, l’urgence de travailler ensemble, d’évangéliser ensemble, de se respecter les uns les autres. Pas une unité signifiant l’uniformité, mais bien l’Unité dans nos diversités.”